samedi 11 février 2012

Quel type de 'trader' êtes-vous ?

Les trois principaux styles de trading que l’on rencontre quand on veut se lancer dans l’investissement actif sont le scalping, le day trading et le swing trading.

Le scalping : le maître des petites variations - Ce mode de procédé, même si cela démange sans doute la plupart des intervenants, se pratique moins dans le secteur financier. Le scalping auquel on fait référence ici est l’une des stratégies les plus utilisées sur le Forex.

Son principe est simple : fort levier et gain très rapide de quelques pips ou ticks. Cette méthode plaît en général beaucoup aux débutants car elle permet, outre des gains rapides (potentiels !), l’utilisation d’un fort levier et procure un puissant mélange d’émotions et d’adrénaline. Sauf que, au final, beaucoup y laissent leurs avoirs…

Les scalpers traitent le marché sur des unités de temps très réduites, parfois même de quelques secondes à quelques minutes. Le principal intérêt du scalping est de limiter au maximum l’exposition car les trades sont très courts. Cependant, ce genre de stratégie ne devrait être utilisé que par des traders déjà expérimentés alors que bien souvent ce sont les débutants qui choisissent cette approche. En effet, pour être un bon scalper il faut être prêt à couper rapidement ses pertes, ce qui peut s’avérer un réel obstacle pour les traders les plus sensibles au risque, et donc en général, les moins habitués.

Le scalping nécessite également de posséder un avantage assez important sur le marché avec une méthode d’entrée qui vous permet de tenir un taux de réussite assez élevé. Cette stratégie peut donc être très rentable à condition de ne pas l’aborder comme un simple jeu de casino. Il faut être capable de résister au stress intense que suscite l’utilisation d’un levier fort.

Encore une fois, cette approche est donc déconseillée aux débutants à moins de bénéficier d’une bonne formation.

Le day trading – C’est le style le plus connu car très médiatisé dans les années 2000 et durant la fameuse bulle Internet.

Mais être un day trader relève d’une discipline très rigoureuse qui nécessite de respecter quelques règles de base. La plus importante d’entre elles est que le day trader ne doit jamais avoir de position ouverte entre deux séances ou pendant la nuit pour le Forex.

Le but étant d’éviter les gaps d’ouverture des marchés mais aussi de traiter chaque journée différemment de la précédente. Avoir un « oeil neuf » peut éviter de s’obstiner dans une mauvaise direction et ainsi limiter les pertes à répétition. Aussi, si les horaires d’une journée de day trader sont bien définis, le contenu lui, l’est beaucoup moins.

De quelques minutes à quelques heures, les positions pourront être diverses. Celles-ci seront déterminées par la stratégie d’entrée du trader qui favorise en générale l’analyse technique pour prendre position.

Le swing trading - Un swing trader est très souvent un trend follower (suiveur de tendance) qui va chercher à capter la tendance très court terme de quelques jours à une semaine.

Il est recommandé pour ceux qui débutent, de s’orienter tout d’abord vers ce genre d’approche. En effet, ce type de stratégie va vous permettre de ne pas être soumis au stress ambiant souvent fatal aux nouveaux traders.

En pratiquant le swing trading vous allez prendre moins de positions, en cherchant à prendre de beaux mouvements et donc de grands gains. En revanche, la gestion de la taille de position et du risque sont primordiale car le stop est souvent assez éloigné du point d’entrée et peut engendrer des pertes considérables si la position est démesurée.

Il n’est vraiment pas nécessaire de chercher à entrer dans une catégorie précise car les frontières sont parfois fines et poreuses entre ces différents styles.

Toutefois, la chose la plus importante est de ne pas oublier que les règles que l’on se fixe ne sont utiles que si on les respecte. Ainsi, un daytrader ne devra jamais garder sa position ouverte le soir, un scalpeur ne devra pas être trop gourmand et un swing trader appliquera sa gestion du risque à la lettre.

Bon trading !

Matières Premières: Contago, Backwardation

« Contago » et « Backwardation » sont des termes que l’on rencontre régulièrement lorsqu’on flirte avec les marchés des matières premières, plus spécifiquement avec les contrats à terme (Futures).

Un "contango" sur les marchés financiers détermine une situation où les prix à termes sont inférieurs au prix spot, c'est-à-dire le prix du jour même. On dit qu'un actif est en situation de contango lorsque son cours au comptant est inférieur à son prix futur.

Contango vs. backwardon : L'investisseur a intérêt à acheter cet actif aujourd'hui, pour le stocker et le revendre plus cher dans l'avenir, du moins si l'actif ne se déprécie pas et si le stockage ne coûte pas trop cher.

Deux possibilités:
  • Soit certains investisseurs prévoient que le cours reculera dans l'avenir.
  • Soit il existe actuellement une pénurie de cette commodité.
  • Évidemment, les deux situations ci-haut mentionnées peuvent se conjuguer.
En fait, pour ne pas prendre livraison des matières premières, les investisseurs passent par l’intermédiaire de contrats négociés sur les marchés à terme. Mais, arrivés à quinze jours de l’échéance, ils doivent reporter, ou rouler, leurs positions sur un nouveau mois.

Cependant, à chaque instant, il existe autant de prix à terme que d’échéances. Et chaque prix à terme se compose d’un prix au comptant majoré du coût de l’argent sur la période et du coût de stockage de la marchandise.

Dans ces conditions, les prix à terme sont croissants et on parle de « contango », ou de report.
En revanche, lorsqu’il y a un intérêt fort à détenir physiquement les stocks (offre supérieure à la demande lors d’une anticipation de baisse des prix ou d’une raréfaction de la production), le prix au comptant est supérieur au prix à terme. On parle de « backwardation », ou de déport.

En dépit de la tendance de fonds haussière des prix des matières premières ces dernières années, les rendements offerts par cette classe d’actifs pour les investisseurs « long only » ont souvent été décevants du fait de la présence de « contango » sur les marchés (ndlr : situation où les prix à terme sont supérieurs au prix au comptant).

Il est important de rappeler qu’historiquement les matières premières ont connu des performances relativement cycliques : sur longue période les phases de hausse alternant avec des phases de baisse.

Que signifie exactement la notion de « contango » sur un marché de matières premières ? Quelles sont les conséquences pour un investisseur « long only » par exemple ?

Les indices de matières premières sont investis sur un panier de contrats à terme et non sur le marché physique. Par conséquent, en achetant ces indices, les investisseurs sont exposés à un risque de base, c’est-à-dire au risque lié à la différence entre le prix au comptant (physique) et le prix à terme de la matière première. Si cette différence est négative, on se trouve alors en situation de « contango » qui va couter de l’argent à l’investisseur même si le prix au comptant de la matière première reste inchangé. En effet, à mesure que le temps s’écoule, le prix à terme va progressivement rejoindre le prix au comptant plus faible. L’explication en est toute simple : le prix à terme d’une matière première est égal à son prix au comptant auquel s’ajoutent, en autres, les frais de stockage et d’assurance des marchandises, qui expliquent cette différence de prix avec le marché physique.

Cependant, il peut arriver une configuration où le prix au comptant soit supérieur au prix à terme, cette fois-ci favorable à l’investisseur. On parle alors de « backwardation », généralement provoquée par des tensions exceptionnelles sur les prix au comptant, l’offre ne pouvant plus faire face à la demande. Ce cas s’est, par exemple, présenté dans le passé, sur le marché de l’étain où un fonds spéculatif avait asséché le marché en contrôlant la plus grande partie des stocks mondiaux.

Quels sont les produits et les principales stratégies utilisées par les hedge funds sur les matières premières ?

En termes de produits, les hedge funds privilégient en général les marchés offrant à la fois une liquidité suffisante mais également une absence du risque de contrepartie. Les principaux marchés à terme, où sont cotés les matières premières, répondent à ces deux critères au regard des volumes qui y sont échangés mais également du fait de la présence d’une chambre de compensation dans leur fonctionnement. Il s’agit notamment du LME (London Metal Exchange), de l’Intercontinental Exchange (ICE) mais surtout du CME Group regroupant aujourd’hui le Chicago Mercantile Exchange (CME), le New York Mercantile Exchange (NYMEX), le CBOT (Chicago Board Of Trade) et le COMEX (New York Commodities Exchange).

En termes de stratégie, les hedges funds utilisent deux principaux types de stratégies : les stratégies directionnelles d’une part et celles dites de « relative value » d’autre part.

Pour les stratégies directionnelles, la philosophie d’investissement est très simple et similaire à celle observée sur d’autres classes d’actifs. Comme son nom l’indique, il s’agit tout simplement de tirer profit de la direction d’un marché à la hausse ou à la baisse. A titre d’illustration, c’est d’ailleurs ce que fait AHL, le hedge fund interne du groupe Man Investments, de type « Managed Futures », sur une partie de son portefeuille pesant 21.7 milliards de dollars d’encours sous gestion. Quant aux stratégies de relative value, l’idée est cette fois de tirer profit de la direction d’un spread (ndlr : différence de prix entre deux marchés) soit en anticipant que ce spread va augmenter ou bien inversement se contracter.

Voici un exemple de stratégie de « relative value » ?

Voici une opération effectuée l’an dernier par un hegde fund bien connu, actif sur le LME, le marché des métaux de base à Londres. Malgré la crise financière, le gérant de ce fonds anticipait en début d’année 2009 une poursuite des achats de cuivre par la Chine pour faire face à ses besoins notamment dans le domaine de la construction. Par contre, ce même gérant pensait que l’aluminium, utilisé dans l’industrie automobile et aéronautique souffrirait du ralentissement économique observé dans ces deux secteurs sur la même période de temps. En conséquence, ce hedge fund a mis en place une stratégie de relative value en achetant le spread cuivre/aluminium (ndlr : achat du cuivre et vente simultanée d’aluminium), anticipant en accroissement de leur différence de prix. Le moins que l’on puise dire est que cette idée s’est révélée très profitable l’an dernier !

Existent-t-il des stratégies intervenant sur le marche physique ?

Le marché physique reste un marché de niche, réservé à un nombre restreint d’intervenants très spécialisés. Il s’agit notamment des négociants en matière première. Les plus connus d’entre eux sont Cargill, Glencore, Louis Dreyfus ou encore Noble. En effet, pour intervenir sur ces marchés, il est souvent nécessaire de posséder des capacités de stockage et d’investir dans une vision à moyen et long terme en règle générale, ce qui n’est guère la philosophie des fonds spéculatifs !

Quel peut être l’impact de la CFTC pour limiter la spéculation sur la marche des matières premières ?

Limiter la spéculation sur les marchés de matières premières est difficile. On peut penser que la solution choisie par la CFTC n’est pas le meilleur choix possible; l’impact de ces mesures risque d’être marginal.

La meilleure régulation étant la « self régulation ». Comme tout le monde le sait, en l’absence de coordination internationale et face au développement croissant des « dark markets » sur le marché OTC (« Over The Counter »), un durcissement trop draconien des règles risque d’inciter les traders à quitter les bourses de commerce Américaines pour s’établir sur d’autres places financières plus accueillantes, à leurs yeux……Enfin, en dernier lieu, il est important de préciser que la plupart des stratégies alternatives sur les matières premières ont des actifs sous gestion relativement faibles (ndlr : inferieurs à des encours d’un milliard de dollars), et seront, en conséquence, peu concernés par ces nouvelles règles.

L'analyse technique

Quand on s’intéresse à la bourse immédiatement on entend parler de l’analyse technique (AT). Il est plutôt rare que les nouveaux venus s’arrrête pour vraiment comprendre la signification de ce terme, pressés qu’ils sont d’expérimenter les techniques proposés… Voici un court test emprunté du site TRADINGSCHOOL qui fournit une interprétation intéressante de ce qu’est l’analyse technique (AT).

« L’analyse technique (AT) est une approche empirique des marchés, née de l’observation des historiques de cours ». Voilà comment définir très simplement l’AT qui permet une « conduite sécurisée » en bourse. Elle est également la plus ancienne méthode pratiquée pour analyser le comportement d’un marché. Néanmoins, afin de mieux comprendre les subtilités de cet outil, il convient de se pencher plus attentivement sur le sujet.

Selon l’Office Québécois de la langue française (car aucune définition francophone n’existe !) l’AT recouvre « l’ensemble des méthodes d’appréciation des valeurs basées sur l’analyse numérique et l’analyse graphique des cours et des volumes de transactions, dont l’objet est de prévoir à court terme une tendance à la hausse ou à la baisse ». L’AT cherche majoritairement à analyser la psychologie des acteurs du marché. Cette discipline se base donc sur les transactions boursières passées d’une société et non sur une appréciation des informations économiques et financières.

De manière plus concrète, l’AT se fonde sur l’étude historique des cours de bourse et leur représentation graphique dans le but de prévoir les mouvements des marchés. On va chercher à mettre en évidence des configurations spécifiques qui vont se répéter dans l’avenir. L’objectif de ces configurations est de permettre à l’analyste de détecter des mouvements tels que les départs en tendances, les phases de retournement…

Historique de l’Analyse Technique

Les toutes premières représentations graphiques sont apparues au Japon au cours du XVIème siècle. Leur objectif était de chercher à couvrir l’évolution des prix du riz à l’aide des chandeliers japonais.
Par la suite, l’analyse chartiste traditionnelle s’est développée aux Etats-Unis au XIXème siècle par le biais de Charles DOW (désormais célèbre fondateur du Dow Jones, l’indice de cotation américain et du Wall Street Journal). Charles DOW a été le premier à distinguer des tendances récurrentes et reproductibles de façon empirique.

L’analyse graphique moderne est apparue dans les années 70 avec W.WILDER. Son arrivée coïncide avec le développement et l’explosion de l’outil informatique. Il a introduit les mathématiques et les statistiques à l’appréciation des graphiques traditionnels. De la sorte, l’AT a vu la naissance des indicateurs qui suggère une aide pour la prise de décision de l’analyste.

Trois fondements de l’analyse technique

Le marché prend tout en compte : C’est ici le point essentiel de l’analyse technique : les cours, quels qu’ils soient, reflètent absolument tout du marché. Il est évident que le prix des valeurs boursières sont fixés par le biais d’une confrontation permanente entre l’offre et la demande. Ces deux variables, constitutives du prix, caractérisent à elles seules l’ensemble des informations émanant d’un marché financier. En effet, l’équilibre s’instaure en fonction de données diverses telles que les résultats de l’entreprise, la taille de cette dernière, les derniers contrats obtenus ou bien encore le fait que l’action soit à la mode ou bien qu’elle fasse l’objet d’une désaffection particulière de la part des acteurs… En bref, il est incontestable que l’analyse graphique est un parfait résumé de l’ensemble de ces informations.

Les cours suivent des tendances : L’analyste technique ne peut se fier à une évolution aléatoire des cours. Selon lui, ces derniers évoluent toujours en tendance (hormis quelques petits écarts) et ces tendances ne durent qu’un certains temps avant d’être modifiées. Les mots sont parfois bien futiles et une étude empirique s’impose.

L’histoire se répète : « La clé du futur se trouve dans le passé ». Les rouages de la psychologie humaine étant relativement stables, bon nombre d’études ont prouvé qu’en analysant certaines configurations passées, nous étions en mesure de déterminer les évolutions à venir.

Analyse technique et psychologie 

Bernard BARUCH disait que « plus que toute autre chose, le marché est le reflet d’individus ». En effet, la composante psychologique des intervenants fait que les marchés réagissent de telle ou telle façon. On ne peut empêcher un individu de prendre une décision en fonction de l’information qu’il détient à un instant « t ». SIMON nous disait, dans sa conception organisationnelle de l’entreprise, que la rationalité était limitée, et il en est de même en ce qui concerne les marchés financiers. Il va être difficile pour l’acteur de raisonner en terme d’individu puisque son choix isolé n’aura aucun impact sur le marché. Il doit donc examiner le marché comme une masse d’individus qui vont confronter leurs opinions (achat ou vente). Dès lors, l’acteur réagira en fonction du sens du marché et du climat général de ce dernier.

De plus, les investisseurs prenant des décisions dans l’incertitude de leurs anticipations, ils sont souvent soumis au stress et donc aux décisions irrationnelles. Les émotions de l’investisseur prendront alors le dessus et ce dernier développera des comportements de type « entêtement ; remord ; refus de sortir de position ; pessimiste ; euphorie ; prudence… » Il convient tout de même d’être vigilent car la mise en œuvre de ces phénomènes psychologiques ne s’appliquent que pour des titres liquides (qui font l’objet de beaucoup d’échanges).

Il existe bien d’autres définitions de l’analyse technique mais somme toute l’essentiel est bien élaboré dans le présent texte. Bonne bourse !

Support et Résistance...lesquels ?

Dans nos échanges avec d’autres ‘traders’, il est courant de constater que les uns et les autres ne déterminent pas leurs niveaux de résistance et de support de la même manière alors que ces notions semblent si élémentaires.

Voici un court texte (en anglais) qui offre une explication éclairée sur nos compagnons journaliers que sont les supports et les résistances :

Understanding support and resistance levels is an extremely important skill in any market, and it’s absolutely critical if you plan on trading the S&P and NASDAQ E-Mini markets. Professional floor traders are aware of an entire range of major and minor support and resistance levels before the market opens each day. They also know how to calculate new levels as the trading day progresses.

Knowing where the market may turn gives you an effective road map to guide you through the day.

Most traders calculate support and resistance levels incorrectly, and to make their job even harder, they generally don’t know how to trade around them. Many traders will use an old high or an old low and assume they’ve found support or resistance. That just doesn’t work. Think about it for a moment. If the market always stopped at old highs we could never have an up trending market, and if the market always stopped at old lows we couldn’t have a down trending market.

These Are the Same Numbers I (And Other Pro Traders) Use Every Morning

The technique discuss below is broken down into specific support and resistance numbers. These are the same numbers that many other floor traders utilize each morning. Can you imagine the “edge” this information gives you over the average trader?

Let’s face it; we all want to catch the big trending days, days when the S&P moves 15 or 20 points without looking back. Unfortunately those big trending days just don’t happen that often. Most days the market doesn’t trend very much in either direction, instead it will move between known support and resistance levels.

Knowing the location of these price levels is important, but knowing how to trade around them can be the difference between success and failure.

One of the simplest ways to do technical analysis is by using the pivot points. This method has been around for years and is described below:

A pivot point is approximately the center of today’s price range . From there, you calculate three different sets of highs and lows.

These pivots are then potential support and resistance, when prices have gone outside the Value Area.
Pivot Point = (High + Low + Close) /3
  • #1 high pivot = Pivot Point + (Pivot Point – Low)
  • #1 low pivot = Pivot Point – (High – Pivot Point)
  • #2 high pivot = Pivot Point + 2 (Pivot Point – Low)
  • #2 low pivot = Pivot Point – 2 (High – Pivot Point)
  • #3 high pivot = High + 2 (Pivot Point – Low)
  • #3 low pivot = Low – 2 (High – Pivot Point)
This is easy to do by hand everyday, After the market closes, so you are ready for the next trading day.

Some have this formula in Excel (here is a valuable online Pivot Calculator) so you just plug in the numbers and the different sets of pivots are given to me. Don’t use the pivot # for trading; you only use it to determine the “sets” of pivots. Also don’t use the #1 high pivot as support, if the market opens or trades above it. You use them as “envelopes”. Lets say the market opens above the #1 high, you’ll look at the #1 low for support and the #2 high for resistance.

By experience, you will noticed that the #1 pivots work the best over time. If the market gaps over the #1 pivot high, you’ll have a #2 and #3 to work with. You can either use limit orders to buy or sell at these pivots and use a money stop, or wait for the pivot to “hold” the market. If the pivot “holds” the market, trade an engulfment, doji-star, tail or whatever you see, which is a more conservative entry.

L'estime de soir et la Bourse

Estime de soi et la bourseEst-ce que l’autonomie affective a quelque chose à voir avec le talent pour garantir la performance en bourse ? Rarement les ‘traders’ s’arrêtent pour mieux comprendre ce qu’ils vivent dans le cours de leurs activités de trading. L’article qui est proposé ici vient apporter un peu d’éclairage sur cette réalité. Auteur : Christophe Gautheron

« Accepter l’idée d’une défaite, c’est être vaincu » – Maréchal Foch.

Si l’on en croit une étude psychologique faite en 2006 au sein de l’Université de Hanovre en Allemagne, certains individus aiment voir leurs prédictions se confirmer, tandis que d’autres personnes préfèrent la surprise. Qu’est ce qui les distingue ?

Un protocole expérimental a mis en évidence que les personnes qui préfèrent que leurs prévisions soient confirmées possèdent une estime de soi notablement plus faible. 

Elles n’aiment pas que leurs prévisions soient mises en défaut, car elles ont le sentiment de s’être trompées par manque de perspicacité.

A l’inverse, les personnes ayant une forte estime de soi aiment être surprises, car l’impact de la nouveauté et de l’inconnu l’emporte sur le sentiment de dévalorisation lié à une erreur.

L’estime de soi est un processus impermanent par essence, car elle fluctue sans cesse au fil des réussites et des échecs. 

L’estime de soi est multi dimensionnelle. Sont concernés par exemple : le professionnel, l’amour, le choix d’aliments nouveaux, la prévision du vainqueur à une élection, …, et les prévisions boursières.
Ces dimensions sont poreuses , et elles communiquent entre elles. 

Ainsi, un échec amoureux impacte négativement la qualité et la performance du travail par exemple.

L’estime de soi correspond à une double nécessité pour l’individu : se sentir compétent et être reconnu par autrui. 

Tous les boursicoteurs, qu’ils soient débutants, ou confirmés, se sont sentis un jour ou l’autre envahis par des sentiments liés à l’estime de soi. 

Après une perte, on se sent affligé, on doute de ses méthodes, on hésite à reprendre une nouvelle position ; après un gain, on se sent pousser des ailes, on brûle de faire de nouvelles plus-values. 

C’est la montagne Russe émotionnelle que constitue l’estime de soi qui domine nos actes. 

Qui possède le plus de réussite en bourse, les individus à forte estime, ou les personnes qui doutent ? Qui est le plus adapté à la spéculation court terme ? Qui fera le meilleur investisseur long terme ? 

Il n’existe aucune étude sérieuse sur le sujet. Ce qui est certain, c’est qu’être trop sûr de soi pousse à la prise de risque, et qu’à long terme, la gestion du risque (en le minimisant) est le pilier de la Réussite.


L’estime de soi est un atout stratégique gagnant

En effet, ce trait de caractère permets de rester motivé, et de continuer à chercher des combinaisons gagnantes, face aux échecs successifs. 

Estime de soi et persévérance sont très liés. De la première découle la seconde.

Bref, l’estime de soi est un système anti-paralysie qui pousse à agir constamment.

Ce qui est très drôle à constater, c’est que notre estime de soi, se comporte comme un cours de bourse.
En effet, elle augmente lorsque je « mérite », et elle baisse lorsque je suis en « faute ». 

Elle suit donc des circonvolutions comme une valeur cotée en bourse : les investisseurs achètent quand ils sont en confiance, et ils vendent quant ils ont peur.

La porosité entre les différentes dimensions de l’estime de soi fait que notre estime de soi subit, tout comme les marchés financiers, des influences externes multiples qui en modifient parfois de manière incohérente la structure.

Nous sommes, la vie durant, sujets à des hauts et des bas, qui nous font passer de l’état de ver de terre à celui de dieu, puis l’inverse !

L’estime de soi est une courbe de la compétence personnelle ressentie dont la hausse rend hardi (j’achète des actions car je gagne), et la baisse attentiste (je vends des actions car je perds, ou, je ne fais rien). 

Ce sont les variations de l’estime de soi qui pilotent nos choix. 

L’estime de soi tend à acheter ses plus hauts : je suis en confiance, et je prends de nouveaux challenges. 

Et, elle va vendre ses plus bas, je suis indécis, j’ai peur, et j’hésite à reprendre de nouvelles positions.
Acheter les plus hauts, et vendre les plus bas, c’est exactement la méthode de trading spéculatif de certains acteurs à succès sur les marchés financiers …

Autrement dit, les bons traders sont des gens qui intérieurement font du chartrisme de leur estime de soi afin de s’auto-évaluer en permanence. 

Ceci leur permet de lutter contre la baisse de l’estime de soi. Les individus à forte estime de soi protègent en permanence leurs supports émotionnels, et cherchent à dépasser leurs résistances émotionnelles afin de gagner plus de confiance encore … Tiens, encore une règle de trading !

La dégradation de l’estime de soi, provient en partie de la croyance de l’individu en la prise en main de sa vie par un contrôle externe, donc par quelque chose de nébuleux sur lequel il n’a aucune prise. Ceci alimente sa peur, et bloque l’action.


A contrario, l’individu à forte estime de soi va être acteur de tous les éléments de sa vie car il pense que le contrôle de sa vie est interne, c’est-à-dire fait par lui-même, pour lui-même. 

L’individu à forte estime de soi achète sa propre estime de soi pour qu’elle ne baisse pas, et il agit donc comme les investisseurs qui soutiennent le cours de leurs actions.

Ce processus est-il inconscient ou non ? 

Là aussi, il n’existe pas d’études. Mais, par expérience, je crois que le processus est conscient, et qu’il s’acquière au fil des échecs ! Plus ou moins vite selon les individus c’est vrai, et jamais pour quelques uns, c’est certain !

Ce processus est-il inné ou acquis ? 

Encore une fois, pas d’études. Cependant, compte tenu de la variabilité de tous les processus dans la nature, on ne se trompe pas en disant que pour quelques uns … c’est naturel … ils sont prédisposés à entretenir une forte estime de soi car ils disposent naturellement des bonnes boucles cérébrales.

La conclusion de tout ceci est que pour survivre en bourse, il faut être prêt à travailler sur soi-même, à changer, à s’adapter, sachant que la première valeur qu’il faudra surfer est au plus profond de soi même, qu’on la surfe sur les vagues de nos encéphales et que son nom est EMOTION, c’est-à-dire : MOI !

Indicateurs de sentiment

Il existe plusieurs indicateurs de sentiment auxquels (souvent) on y ajoute des indicateurs de type ‘breadth’. En fait, peut-on anticiper les mouvements, les tendances à venir des marchés. Probablement pas avec précision…mais nous pouvons sûrement augmenter nos chances de succès en utilisant quelques indicateurs qui ont démontré un bon degré de fiabilité dans le passé (backtesting).

Attardons-nous pour le moment à analyser un indicateur que j’ai découvert récemment et qui mérite qu’on s’y attarde un moment. Il s’agit d’un indicateur hybride qui utilise le pourcentage d’actions qui se situent au-dessus de leur moyenne mobile à 50 jours (MM50); qui ensuite est lissé avec une (MM20) .

% d’actions au-dessus de leur moyenne mobile à 50 jours

 
Ce qui est intéressant dans ce graphique, c’est de surveiller les excès dans le marché, de savoir si nous sommes en situation normale ou excessive. Si cet indicateur est au-dessus de 90%, c’est que le marché est, au moins à court terme, dans une situation d’excès, et qu’il doit donc corriger pour que les actions reviennent proche de leur moyenne mobile.

Sur notre exemple ci-dessus, cette situation est arrivée par exemple en septembre 2009. Nous avons donc eu une correction à court terme, comme on le voit sur les prix du Dow Jones. Toufefois ici elle n’a pas été très importante.

En janvier et avril derniers, là aussi, l’indicateur nous montrait un excès, et cette fois-ci, la correction a été plus importante. L’indicateur nous a également montré que nous étions dès juin dans un excès baissier à court terme cette fois, alors qu’il était à moins de 10%.

Il faut toujours se rappeller qu’un seul indicateur ne suffit pas pour établir une analyse. Il faut la compléter avec d’autres indicateurs ici il est suggéré d’y ajouter les données fournies par le vénérable VIX (indice de volatilité pour le S&P 500), et le Put/Call Ratio.

Court rappel sur ces deux derniers indicateurs :

D’abord le VIX – L’indice de volatilité du S&P 500 nous donne une idée de la nervosité du marché. En grande tendance, le VIX est inversement corrélé aux indices. En effet, sauf cas exceptionnel, une forte augmentation de la volatilité se produit souvent dans les marchés baissiers et dans les mouvements de correction du marché, tandis qu’une volatilité qui diminue progressivement est le signe d’un marché haussier ou d’un rebond significatif. La lecture de cet indice doit donc être contrarienne.

En résumé, on dira du VIX qu’il est l’outil par excellence de mesure du « stress » des marchés. Il peut être considéré comme le baromètre de la volatilité ambiante.

Maintenant, concernant le Put/Call Ratio : cet indicateur nous aidera à détecter dans quel mouvement nous sommes, sommes-nous dans un excès de marché ou pas ? Cet indicateur bien connu des négociateurs d’options, et autres produits dérivés nous donne l’état des « forces en présence » entre les détenteurs de puts et de calls.

Ici encore, ce qui va également nous intéresser, ce sont les situations d’excès, avec un pessimisme excessif si le Put/Call Ratio est supérieur à 1.1, voire 1.2, et un optimisme excessif s’il est inférieur à 0.85.

Routine oblige, chaque jour il faut se poser la question suivante : Quelle est la situation aujourd’hui ? Sommes-nous en situation d’excès ? Est-ce que le graphique put/call ratio nous indique une situation d’excès ? Cet indicateur confirme-t’il l’analyse des deux autres indicateurs de sentiment. Est-ce que le Put/Call Ratio reste ainsi proche de son niveau moyen légèrement en-dessous de 1 ?

Par contre, si nous avons une accélération à la hausse pour aller tester prochainement les zones de résistance proche des plus hauts de l’année sur les indices, il sera alors très intéressants de suivre ces indicateurs, car nous pourrions alors avoir une situation d’excès à court terme.

En conclusion, ces indicateurs doivent être utilisés pour nous aider à y voir plus clair, et ils nous mettront en alerte lors des phases d’excès du marché dans un sens comme dans l’autre.

Terres rares...pourquoi ce nom ?

Il y a bien un groupe de musique portant le nom de Rare Earth mais ici ce n’est pas le sujet. Pour être franc, jusqu’à tout récemment je n’avais jamais entendu ce terme de « terres rares » (en anglais ‘rare earth’).

Peu de matières premières sont aussi stratégiques et aussi peu connues que les terres rares. Ces « terres » sont au nombre de 15. Personne ne pourrait en citer une seul, et pourtant, elles ont déjà envahi notre quotidien. Frigo, voitures hybrides, électronique, ampoule basse consommation…nous en sommes déjà tous dépendants.

Toujours à l’affût de nouvelles possibilités d’investisssement, j’ai voulu en savoir davantage. Voici donc un résumé de mes recherches.

D’abord un peu de détails sur les caractéristiques de ces « terres rares ». Ils sont, la plupart du temps, présents simultanément dans les minerais tels que la bastnäsite, la monazite, la loparite (niobiotitanate), l’apatite, le xénotime (orthophosphate) et les argiles latéritiques. Leur abondance dans la croûte terrestre varie du cérium, le 25e élément le plus abondant (60 ppm), au thulium et au lutécium, les terres rares les moins abondantes (0,5 ppm). Sous forme élémentaire, les terres rares ont un aspect métallique et sont assez tendres, malléables et ductiles – ou si vous voulez pouvant être étirées sans se casser. Ils sont aussi généralement chimiquement assez réactifs, surtout à températures élevées ou lorsqu’ils sont finement divisés.

Les terres rares sont un groupe de métaux aux propriétés voisines comprenant le scandium 21Sc, l’yttrium 39Y et les quinze lanthanides.

Ces métaux sont, contrairement à ce que suggère leur appellation, assez répandus dans l’écorce terrestre, à l’égal des métaux usuels. Leur nom vient du fait qu’on les a découverts au début du XIXe siècle dans des minerais (d’où le nom de « terres », utilisé à l’époque en français, langue des échanges internationaux, pour les oxydes) peu courants à cette époque : terres rares signifiait donc « minerais rares ».

Jusqu’en 1948, la plupart des sources de terres rares provenait de dépôts de sable en Inde et au Brésil. Durant les années 1950, l’Afrique du Sud est devenu le principal producteur après la découverte d’immenses veines de terres rares (sous forme de monazite) à Steenkampskraal.

Depuis le début des années 2000, ces mines indiennes et brésiliennes produisent toujours quelques concentrés de terres rares, mais sont surpassées par la production chinoise qui couvre en 2010 (95 %) de l’offre de terres rares. Les États-Unis et l’Australie disposent de réserves importantes (15 et 5 % respectivement), mais ont cessé de les exploiter en raison des prix très concurrentiels de la Chine et des inquiétudes environnementales.

La Chine a des ambitions, et de grandes…Cette prépondérance de la Chine inquiète les pays occidentaux qui cherchent à diversifier leur approvisionnement, d’autant plus que la Chine a annoncé le 1er septembre 2009 vouloir réduire ses quotas d’exportation à 35 000 tonnes par an (sur une production de 110 000 tonnes), et ce, dès 2010. L’argumentation justifiant cette décision porte sur la volonté de préserver des ressources rares et l’environnement. En effet, le ministère chinois du Commerce a récemment affirmé que les réserves de terres rares du pays avaient chuté de 37% entre 1996 et 2003. Mais ces mesures visent surtout à satisfaire sa demande interne immédiate, croissante. De 2006 à 2010, la Chine a réduit ses quotas d’exportation de 5 % à 10 % par an, et la production a été limitée de peur que ses réserves s’épuisent d’ici quinze ans.

Toute la gamme des terres rares est extraite par la Chine principalement en Mongolie Intérieure comme par exemple le dépôt de Bayan Obo, dans le district minier de Baiyun. On trouve aussi des terres rares sur le plateau tibétain. Les mines illégales sont répandues dans la campagne chinoise et souvent liées à des pollutions des eaux environnantes.

Depuis quelques temps, les dirigeants du monde entier s’en inquiétaient. Les industriels tiraient régulièrement la sonnette d’alarme….mais il est peut-être trop tard : la Chine vient encore de réduire ses exportations de terres rares.

L’enjeu est tout simplement vital pour nos économies. Les terres rares feront les révolutions industrielles de demain. Plus un produit est innovant, plus il demande de terres rares. Et cela concerne tous les secteurs : aéronautique, automobile, raffinage, défense, électronique, énergies vertes, etc.

En fait, les terres rares sont stratégiques, vitales. (voiture hybride, mobile ou smartphone, écran plat, produit de technologie verte (ampoule LED, éolien, solaire…) ne sort sans terres rares. Elles sont partout, dans toutes les technologies de pointe et du futur, et jusque dans le raffinage du pétrole. Elles sont au coeur des process industriels et technologiques de pointe de l’Occident. Sans terres rares, on ne fait rien ou presque. Pour le moment les industriels dépendent à 100% de la Chine pour les approvisionnements en terres rares.



La Chine pourrait bien être l’Arabie saoudite du XXI° siècle. Le père du modèle économique chinois, Deng Xiaoping, a comparé un jour la position de son pays sur les terres rares à l’Arabie saoudite avec le pétrole.

Mais son pouvoir est bien plus grand. Si l’OPEP produit 40% du pétrole dans le monde, la Chine produit 95% de terres rares ! Terres rares indispensables et non substituables
La Chine règne sans partage sur les terres rares depuis 30 ans - La Chine a compris avant tout le monde son avantage. A partir des années 70, l’objectif de Pékin est clair : devenir l’unique producteur de terres rares au monde.

La stratégie est simple. Il faut asphyxier progressivement les autres pays producteurs en produisant à bas-couts. Qui plus est, les mines de terres rares sont polluantes et très couteuses. Les occidentaux sont alors soulagés de pouvoir externaliser ces contraintes en Chine.

Rien ne justifie plus économiquement la poursuite de la production de terres en occident. Les Etats-Unis, alors premier producteur, ferment leur principale mine californienne de Mountain Pass.

Comment en sommes-nous rendu là ? Voici l’évolution plus ou moins récente de la situation :
D’abord il y a eu éradication : Il y a quelques années, la Chine a délibérément anéanti la concurrence : pas un producteur occidental n’a survécu à sa « stratégie nucléaire » : coûts de production ultra-faibles, doublés d’un yuan sous-évalué. Les terres rares chinoises se sont imposées par le prix, exterminant tout sur leur passage.

C’est un grand classique de la Chine : le magnésium et le tungstène sont deux autres marchés qui ont subi la même stratégie.

Ensuite, il y a eu étranglement : Voilà pourquoi 97% de la production mondiale de terres rares est chinoise. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans la phase II de la stratégie chinoise : stratégie d’étranglement. Car depuis maintenant trois ans, la Chine ferme le robinet des terres rares. Elle veut les garder pour elle. On ne peut lui en vouloir. On aurait même dû l’anticiper !

A coups de taxes à l’exportation et quotas drastiques sur les exportations, la Chine qui exportait il y a trois ans quelques 115 000 tonnes de terres rares, n’exporte aujourd’hui plus que 35 000 tonnes.
Elle a annoncé vouloir réduire encore de 30% ses exportations. Objectif : 30 000 tonnes par an. La tendance se poursuit !

Maintenant les industriels sont aux abois et les prix s’enflamment : Face à la demande croissante des industriels occidentaux aux aboies, la Chine utilise même aujourd’hui les terres rares comme arme diplomatique ! Menaçant récemment les constructeurs automobiles japonais de cesser les livraisons de terres suite à un incident diplomatique avec le Japon. Ce qui aurait entraîné l’arrêt immédiat de toutes les chaînes de production des véhicules hybrides.

Effondrement de l’offre disponible sur le marché, demande croissante, forcément les prix s’envolent.
+100% pour le néodyme (présent dans les batteries des autos entre autres) en 2010.
+90% pour le dysprosium.

Voilà pourquoi la valeur des exportations chinoises pour 2009 a explosé de +170% alors même que les exportations sont en fort recul.

Aujourd’hui, Pékin reprend le marché en mainLe marché est totalement restructuré, tout comme le charbon d’ailleurs.

Fermeture des mines illégales (ce qui fait baisser la production de quelque 10%), absorptions, concentration verticale de l’industrie pour extraire la totalité de la valeur ajoutée de la chaîne, …le tout avec main mise du pouvoir.

L’idée est de contrôler toute la chaine de production, transformation, distribution.

Réduction de 10% par an depuis 2006 – La stratégie chinoise évolue pendant les années 2000. A partir de 2006, la Chine, qui produit 95% des terres rares, commence à réduire ses quotas d’exportations. Chaque année, c’est entre 5% et 10% des quotas d’exportation qui sont supprimés. Surtout, la Chine exporte les métaux les plus chers, les métaux lourds. Principale conséquence, les prix des métaux légers partent en flèche.

Le néodyme par exemple atteint 32 000 dollars la tonne en août 2010, soit une augmentation de 60% en un an !

Moins 70% d’export annoncé en juillet – En 2010, la Chine change de braquet. Les quotas d’exportation pour le second semestre sont réduits carrément de 70% !
La Chine franchit rapidement une nouvelle étape. En septembre, les deux plus grandes économies du monde sont privées de terres rares. Deux coupures, une cause : la politique.
- Le Japon d’abord, qui a « la mauvaise idée » de rappeler sa souveraineté sur un archipel d’îles que la Chine revendique.
- Les Etats-Unis à leur tour. Le motif politique est encore plus flagrant. La Chine aurait réagi à une enquête américaine sur des subventions illégales accordées au secteur de l’industrie verte chinoise.
La Chine a l’intention de maintenir ses restrictions – Une autre raison se cache derrière l’arrêt des exportations : les ambitions chinoises. Sur le long terme, la Chine a bien l’intention de monter en gamme. Le plan 2006-2020 met l’accent sur le développement scientifique et technologique. Secteurs visés : micro-électronique, aéronautique, aérospatiale et nouveaux matériaux.
Que des secteurs gros consommateurs de terres rares !

Or la Chine a peur d’épuiser ses ressources. Ses réserves ont déjà baissé de 37% entre 1996 et 2003. Elles pourraient être épuisées d’ici 15 à 20 ans si le rythme d’exportation n’évolue pas.
Des centaines de milliards de dollars en jeu – L’enjeu économique pour nos économies est gigantesque !

Le marché des terres rares n’est pas un marché immense. Au mieux il atteint les deux milliards de dollars. Mais de ce marché dépendent des milliards de dollars !

Pour produire plus léger, plus résistant, plus » éco-compatible « , les terres rares sont indispensables. Les marchés de demain, comme les industries vertes (voitures vertes, éolien, lampes LED…), ne décolleront qu’à condition de posséder des terres rares.

L’embargo chinois sur les terres rares doit nous servir d’électrochoc. Avec une demande mondiale en terres rares qui croît de plus de 10% par an, nous sommes obligés de trouver des gisements ailleurs…et ils en existent !

La Chine produit 95% des terres rares dans le monde, mais ne possède qu’un tiers des ressources. Qu’en est-il des deux tiers restants…

Les grands consommateurs se tournent vers une poignée de pays – Les BRIC possèdent tous des ressources importantes. Dans le cas de la Russie, il faut élargir à la Mongolie, au Kazakhstan et au Kirghizstan.

Le Japon et la Corée, qui consomment à eux deux un cinquième de la production mondiale, ont commencé à discuter avec le Vietnam. Plusieurs groupes européens, comme Volkswagen et Rhodia, se tournent actuellement vers l’Australie.

Voici deux zones qui méritent notre attention pour le futur : l’Amérique du Nord et l’Australie. Ces pays ont déjà identifié des gisements, et possèdent les infrastructures et le personnel pour les exploiter.
La mine de terres rares de Mountain Pass en Californie (Molycorp: MCP) devrait ainsi faire l’objet d’importants investissements afin de limiter cette dépendance ; la réouverture de la mine sud-africaine est à l’étude. Certains gisements canadiens (Hoidas Lake) – symbole: TSXV:GWG , vietnamiens, australiens et russes sont aussi en cours d’évaluation.

Tous ces gisements ne seront pas opérationnels avant 2012/2014. Attendez-vous donc à voir les cours s’envoler rapidement, car la demande mondiale doit doubler d’ici cinq ans. Voìlà pourquoi ce secteur apparaît comme plutôt prometteur.