Le récent tapage médiatique sur la dégradation de la note de l'Etat français de AAA à AA+ par Standard & Poor's ne fait que rendre encore plus inintelligible l'économie et la finance pour le grand public. (D'autres firmes publient ces données : Moody's, Fitch Ratings)
Les limites d'investissement de la plupart des grands investisseurs institutionnels sont souvent des limites par tranches de notation : de AAA à AA-, de A+ à A-, de BBB+ à BBB-, en deçà de BBB, etc...
La note d'un émetteur est associée à sa solvabilité ; la solvabilité se mesure par la probabilité de défaut à horizon un an. En se référant aux historiques de Standard & Poors, la probabilité de défaut d'un AAA ou AA est identique, à savoir quasi-nulle sur un horizon d'un an.
Cette probabilité est de 0,07% pour une signature notée A. Soit pour un statisticien un seuil de confiance confortable de 99,93%... et un risque confortable pour un investisseur, avec sept cas de défaut tous les 10 000 ans!
Cette probabilité devient de 0,23% pour des notations BBB, de 0,81% pour des signatures BB et de 6,27% pour des signatures B.
1) Source : Cumulative average default rates by rating modifier, 1981-2007, Standard and Poor's
(2) Les professionnels du marché obligataire parlent en bp comme basis points ou points de base. 100 bp = 1%
Affichage des articles dont le libellé est economy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est economy. Afficher tous les articles
samedi 21 janvier 2012
samedi 9 janvier 2010
Guide d'indicateurs économiques
Un tableau intéressant - GUIDE D'INDICATEURS ÉCONOMIQUES. On peut y voir les interactions entre les indicateurs...comment l'un variera quand l'autre aura varié - comment l'un influence-t'il l'autre ? (Note : pour agrandir le tableau, cliquez sur l'image)
vendredi 8 janvier 2010
Petite histoire de la confiscation de l'or en 1933
En 1933 le président Roosevelt signa un ordre exécutif pour exiger non moins que dans les quatres (4) semaines la restitution de l'ensemble de l'or détenu par les résidents américains. Toute détention de pièces d'or, de lingots ou de titres rattachés à de l'or était tout simplement devenue interdite à partir du 1er mai de cette année.
Imaginez le contexte de l'époque. En 1933, un quart de la population active est au chômage (24,9%), deux millions d'Américains sont sans abri et l'indice Dow Jones s'échange à environ un cinquième de sa valeur d'il y a quatre ans. Et voilà que la seule chose tangible qui permet aux particuliers de préserver leur pouvoir d'achat leur est confisquée. Interdite. Hors-la-loi. Pas touche ! Le gouvernement devient le seul propriétaire (légal) de l'or en circulation (hormis quelques dérogations, concernant par exemple les dentistes et les électriciens).
D'où émanait une telle idée ? Une loi, votée par ce même Congrès en 1917 alors que les Etats-Unis allaient entrer en guerre contre l'Allemagne (Trading with the Enemy Act), autorisait ainsi le président "d'investiguer, de réguler et d'interdire l'importation, l'exportation, la possession, la fonte et l'allocation d'or".
Tout le monde ne s'y est plié ! Voici ce que rapporte un ouvrage phare Une histoire monétaire des Etats-Unis. Les auteurs, Milton Friedman et Anna Schwartz estiment que seulement 22% de l'or en circulation a été spontanément échangé auprès des autorités. Reste que le Trésor a pu ainsi collecter 500 tonnes d'or. Pour mettre cela en contexte, les avoirs d'alors approchaient les 9 000 tonnes d'or. Donc, environ 5,5% des actifs.
Le président Roosevelt n'en resta pas là...Il décida, le 30 janvier 1934, de dévaluer le dollar de près de 40%, fixant ainsi le prix de l'or pour les transactions internationales à 35 dollars l'once (un prix qui restera inchangé jusqu'en 1971 et l'abandon de l'étalon-or par Nixon). Les actifs du Trésor faisaient ainsi un bond de 69% en neuf mois. Les caisses étaient alors de nouveau remplies.
Le citoyen américain a finalement retrouvé son droit de détenir de l'or sans restriction grâce à l'abrogation par Gerald Ford le dernier jour de l'an 1974.
La situation a changé mais une telle contrainte éventuelle est toujours possible. En effet, le Congrès a voté en 1977 une loi limitant l'usage de telles mesures extraordinaires (International Emergency Economic Powers) ; la possibilité de confiscation, par exemple, est limitée aux seules périodes où les Etats-Unis seraient en guerre.
Imaginez le contexte de l'époque. En 1933, un quart de la population active est au chômage (24,9%), deux millions d'Américains sont sans abri et l'indice Dow Jones s'échange à environ un cinquième de sa valeur d'il y a quatre ans. Et voilà que la seule chose tangible qui permet aux particuliers de préserver leur pouvoir d'achat leur est confisquée. Interdite. Hors-la-loi. Pas touche ! Le gouvernement devient le seul propriétaire (légal) de l'or en circulation (hormis quelques dérogations, concernant par exemple les dentistes et les électriciens).
D'où émanait une telle idée ? Une loi, votée par ce même Congrès en 1917 alors que les Etats-Unis allaient entrer en guerre contre l'Allemagne (Trading with the Enemy Act), autorisait ainsi le président "d'investiguer, de réguler et d'interdire l'importation, l'exportation, la possession, la fonte et l'allocation d'or".
Tout le monde ne s'y est plié ! Voici ce que rapporte un ouvrage phare Une histoire monétaire des Etats-Unis. Les auteurs, Milton Friedman et Anna Schwartz estiment que seulement 22% de l'or en circulation a été spontanément échangé auprès des autorités. Reste que le Trésor a pu ainsi collecter 500 tonnes d'or. Pour mettre cela en contexte, les avoirs d'alors approchaient les 9 000 tonnes d'or. Donc, environ 5,5% des actifs.
Le président Roosevelt n'en resta pas là...Il décida, le 30 janvier 1934, de dévaluer le dollar de près de 40%, fixant ainsi le prix de l'or pour les transactions internationales à 35 dollars l'once (un prix qui restera inchangé jusqu'en 1971 et l'abandon de l'étalon-or par Nixon). Les actifs du Trésor faisaient ainsi un bond de 69% en neuf mois. Les caisses étaient alors de nouveau remplies.
Le citoyen américain a finalement retrouvé son droit de détenir de l'or sans restriction grâce à l'abrogation par Gerald Ford le dernier jour de l'an 1974.
La situation a changé mais une telle contrainte éventuelle est toujours possible. En effet, le Congrès a voté en 1977 une loi limitant l'usage de telles mesures extraordinaires (International Emergency Economic Powers) ; la possibilité de confiscation, par exemple, est limitée aux seules périodes où les Etats-Unis seraient en guerre.
jeudi 7 janvier 2010
Baisse du dollar u.s. et ses effets...
Laisser baisser le dollar a trois avantages évidents pour les États-Unis :
- Les exportations deviennent plus compétitives, ce qui permet de relancer la machine industrielle ;
- Les importations deviennent plus chères, poussant ainsi les Américains à consommer davantage américain et non européen ou chinois ; et, finalement ;
- Les sociétés américaines actives à l'international voient leur bénéfice consolidé s'accroître lorsqu'elles rapatrient leurs profits générés hors des Etats-Unis (un million d'euros vaudra plus qu'avant, si le dollar baisse).
mardi 8 décembre 2009
Conditions d'une véritable reprise
Si nous nous appliquons à demeurer lucide, devons-nous considérer que toutes les conditions sont en place pour une véritable reprise ?
Une véritable reprise exige une véritable épargne, de véritables investissements, de véritables emplois, et une véritable augmentation des bénéfices. Ici on reconnaîtra ces critères comme étant similaires à ceux nécessaires pour un boom durable sur les marchés boursiers.
Une véritable reprise exige une véritable épargne, de véritables investissements, de véritables emplois, et une véritable augmentation des bénéfices. Ici on reconnaîtra ces critères comme étant similaires à ceux nécessaires pour un boom durable sur les marchés boursiers.
mardi 1 décembre 2009
Bonds and Inflation - the relationship
A quick comment :
"It's usually the bond market that tells the tale of inflation...nascent as far as these traders are concerned. Inflation erodes the coupons and principle value of bonds and is the enemy. Yet, yields move lower. Perhaps the dynamics of gold and the same 'ol story about an inflation hedge is simply old school."
The dichotomous relationship between gold/dollar/bonds continues to be à propos !
"It's usually the bond market that tells the tale of inflation...nascent as far as these traders are concerned. Inflation erodes the coupons and principle value of bonds and is the enemy. Yet, yields move lower. Perhaps the dynamics of gold and the same 'ol story about an inflation hedge is simply old school."
The dichotomous relationship between gold/dollar/bonds continues to be à propos !
mercredi 25 novembre 2009
L'économie - les solutions ne sont pas simples
Ne jamais oublier qu'en économie chaque facteur positif à forcément sa contrepartie négative à un moment donné...
Examinons rapidement ce qui a fait monter les marchés depuis mars 2009 :
Examinons rapidement ce qui a fait monter les marchés depuis mars 2009 :
- Les plans de relance de plusieurs pays
- Les taux d'intérêts bas
- L'accent mis par les entreprises sur la réduction des coûts
Entendons-nous que ces facteurs ont été des facteurs d'urgence en temps de crise !
Les contreparties probables pour chacun de ces facteurs :
- Les plans de relance ont entraîné des dettes énormes
- Les taux d'intérêts bas vont entraîner de l'inflation
- La réduction des coûts au sein des entreprises est l'effet de réduction d'effectif. Donc ceci favorise le chômage alors que la consommation n'est pas repartie. De plus, il est important de noter que les réductions d'effectif ne peuvent se faire à répétition ! Donc dans le futur, elles auront que peu d'effet sur les résultats futurs des entreprises.
Il faudra s'y faire...dans les prochaines années la reprise sera "molle". Alors le scénario en V tant souhaité risque de décevoir bien des observateurs des marchés.
dimanche 15 novembre 2009
Conséquences d'un ralentissement économique
Durant un ralentissement économique ordinaire, les prix réels de l'immobilier baissent généralement de 36% sur une période de six ans. Le PIB per capita, toujours en termes réels, chute en général de 9,3%, tandis que le taux de chômage grimpe durant cinq ans, avec une augmentation "normale" d'environ sept points de pourcentage. La situation la plus proche des circonstances actuelles, qu'on appelle la "Grande Contraction", est la Grande dépression des années 30. A cette époque, le chômage en Allemagne et au Danemark dépassait les 30%. L'activité de construction diminua de 82% aux Etats-Unis. Le Chili vit ses exportations s'effondrer de 90%.
Autre conséquence, les recettes fiscales baissent, pendant une crise économique. Les dépenses gouvernementales gonflent (surtout quand les autorités sont prêtes à faire "tout ce qu'il faudra" pour générer une reprise). Généralement, après un désastre financier, la dette publique augmente de 86% sur une période de trois ans. Tant la Grande-Bretagne que les Etats-Unis enregistrent désormais des déficits de plus de 10% du PIB national. Aucun des deux pays n'a de plan honorable pour réduire ses dettes. Les défauts gouvernementaux, les dévaluations monétaires et l'hyperinflation nous attendent au tournant.
Un jour quelqu'un disait : "Rembourser ses dettes, c'est un peu comme mourir. On essaie de repousser l'échéance aussi longtemps que possible... mais le crédit éternel n'existe pas."
Autre conséquence, les recettes fiscales baissent, pendant une crise économique. Les dépenses gouvernementales gonflent (surtout quand les autorités sont prêtes à faire "tout ce qu'il faudra" pour générer une reprise). Généralement, après un désastre financier, la dette publique augmente de 86% sur une période de trois ans. Tant la Grande-Bretagne que les Etats-Unis enregistrent désormais des déficits de plus de 10% du PIB national. Aucun des deux pays n'a de plan honorable pour réduire ses dettes. Les défauts gouvernementaux, les dévaluations monétaires et l'hyperinflation nous attendent au tournant.
Un jour quelqu'un disait : "Rembourser ses dettes, c'est un peu comme mourir. On essaie de repousser l'échéance aussi longtemps que possible... mais le crédit éternel n'existe pas."
Inscription à :
Articles (Atom)
